séverine vidal

Envoyé par Printemps du livre le 19 janvier 2011 à 18:15. FavoriteLoadingajouter à vos favoris Partager

Séverine Vidal

Pro­fes­seur des écoles, Séve­rine Vidal a publié plu­sieurs romans pour la jeu­nesse et une bande des­si­née. Sur un ton géné­ra­le­ment enjoué et léger, elle raconte des tranches de vie véri­diques, mais pas for­cé­ment drôles. Ses jeunes per­son­nages cherchent avec éner­gie leur voie au milieu des tour­ments, des adultes, des idées reçues. Contre les obs­cur­cis­se­ments des grandes per­sonnes, il s’agit bien sou­vent de tendre vers la lumière, comme la Lucie de Plus jamais petite (Oskar, 2010). Dans Com­ment j’ai connu papa (Le Rouergue, 2010), la jeune Ava découvre à 10 ans qu’on lui a menti à pro­pos de son père. Avec la com­pli­cité de sa tante Josefa elle part en quête de sa véri­table his­toire et se recons­truit une vaste famille.

Ver­sion sonore Extrait de Com­ment j’ai connu papa :



Comment j'ai connu papaExtrait de Com­ment j’ai connu papa :
« Josefa, le dimanche, c’est presque une tra­di­tion… On file chez elle, on la déva­lise, des oeufs, du jam­bon, du fro­mage blanc et des Curly, on fera ce qu’on peut avec ça. Ou on reste chez elle, toutes les trois affa­lées dans son canapé à regar­der des vieux films en noir et blanc. N’importe quel film avec Ava Gard­ner. La Com­tesse aux pieds nus ou L’Oiseau bleu, nos pré­fé­rés ! Ma mère est une fan, d’où mon pré­nom. Avec Josefa, rien n’est grave, on s’en sor­tira tou­jours et la vie est belle. Je l’adore. Elle a long­temps vécu avec nous quand elle fai­sait les Beaux-Arts. C’est un peu notre fée.
Et puis, c’est grâce à elle que j’ai la lettre de papa sous mon oreiller. Et que j’ai réussi à avoir pas mal de réponses à pas mal de ques­tions que je me posais.
J’ai une tech­nique à moi : je « scie la branche », comme dit Hélène. J’insiste un peu, puis beau­coup, et je finis par obte­nir ce que je veux.
    Josefa et ma mère appellent ça « la méthode Ava ».

Depuis que je suis toute petite, voilà ma tech­nique : je pose la ques­tion de trop.
C’est comme ça que j’ai su pour le père Noël, la petite sou­ris, le nom des amou­reux de maman, et pour le week-end annuel des dou­dous. Un truc inventé par maman pour pas­ser Ficelle à la machine sans que je le sache :
— Tu sais, Ficelle a son week-end entre dou­dous, ils se racontent des his­toires de dou­dous, il ren­trera quand il sera sec, euh, enfin, dimanche soir…
C’est comme ça que j’ai su pour papa. »

Com­ment j’ai connu papa, p.11–12

RENCONTRES

Sam 16, à 15h
Biblio­thèque Jar­din de ville

SIGNATURE
Dédi­caces des auteurs ven­dredi,
samedi ou dimanche
sous le cha­pi­teau du Jar­din de ville

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

Lâcher sa main, édi­tions Gras­set, 2011 (à paraître en février)
Com­ment j’ai connu papa, édi­tions Le Rouergue, 2010
Plus jamais petite, ill. Cali Rezo, édi­tions Oskar
Arsène veut gran­dir, ill. Lio­nel Lar­che­vêque, édi­tions Alice Jeu­nesse, 2010
Philo mène la danse, ill. Mayana Itoiz, édi­tions Talents hauts, 2010

EN SAVOIR PLUS

Le blog de Séve­rine Vidal

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